Start-up : Excentive / la gestion du commisionnement

Une news pour parler plus en détail de l’article de 2.1 sur les startups.

Pour ceux qui ne connaissent pas le magazine 2.1, voici une petite présentation sur mon blog.

Je vais donc présenter les sociétés qui ont plus particulièrement retenu mon attention :

La première « Excentive » concerne un point crucial auquel les entreprises doivent faire face :

Le commissionnement des collaborateurs, autrement dit, l’instrument de motivation de la force commerciale ou du réseau, celle sans qui, même avec la meilleure équipe de R&D du monde et le meilleur concept, il n’y aurait pas de chiffres d’affaires…

Le sujet me parle d’autant plus au regard de mes fonctions actuelles. Dans mon école, on nous enseignait que le salaire était uniquement un instrument de démotivation. Le collaborateur pense en effet toujours :

- soit qu’il est bien payé et qu’après tout, c’est normal au regard de ce qu’il produit,

- soit qu’il est mal payé par rapport à ce qu’il vaut vraiment.

Et c’est là qu’on retrouve tout l’intérêt de cette start-up pour gérer au mieux à la fois la motivation des collaborateurs et la masse salariale de l’entreprise, sans réaliser ces « usines à gaz » dans les lettres de rémunération : Plusieurs seuils déclencheurs combinés à des accélérateurs fonctionnant par paliers et le tout avec une limite de plafond, et j’en passe.

La simplicité prime pour la compréhension.

David Lerman crée Excentive en mars 2002. « Le marché commençait à se remettre de l’explosion de la bulle, les rescapés sortaient des caves », raconte-t-il. Ce diplômé de l’EDHEC pressent l’émergence d’un nouveau besoin dans le domaine des rémunérations. « À cette époque, les plans de rémunération des grandes entreprises ont commencé à se faire plus complexes et l’individualisation à gagner du terrain, tant pour motiver les salariés que pour maîtriser les coûts ». Excentive se spécialise donc dans l’automatisation de la « rémunération individualisée », autrement dit la gestion de la rémunération variable des collaborateurs et partenaires commissions, primes, bonus,etc. – ainsi que le processus de révision salariale.« L’objectif est de mettre fin aux “usines à gaz”, sources d’erreurs, de réclamations et de démotivation. Mais au delà des aspects techniques, il s’agit aussi de proposer aux entreprises un véritable outil de management et de pilotage », résume David Lerman.

Une première version du logiciel a été commercialisée en 2004 après deux années de recherche. Trois ans et deux levées de fonds plus tard, Excentive affiche un chiffre d’affaires annuel de 3 millions d’euros, emploie 30 collaborateurs et peut déjà se targuer de sérieuses références : Groupama, Bouygues Télécom,le Groupe Caisse d’Épargne, Barclays, Cetelem… L’ambition de David Lerman est à présent de conquérir le marché européen, évalué par IDC à 300 millions d’euros en 2010.

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